
Marianne Georges Croix naît à Bruxelles en octobre 1954, et n’y reste pas assise longtemps.
En 1976, elle part photographier Samarkande, fonde « Looky MGA », et découvre qu’une vie peut se construire en pointillés plutôt qu’en ligne droite. Wiesbaden l’accueille dix ans durant : elle y peint, expose (BASF et la Deutsche Bank s’arrachent ses toiles) et fonde en 1986 le groupe Jazz, Blues & Roots, comme si la couleur, elle aussi, pouvait s’improviser.
Puis le Sud du Viêt Nam, en 1994. Puis l’Égypte : déserts de l’Est, de l’Ouest, Sinaï, et Le Caire, où elle s’installe le temps de photographier une « Ville Morte » qui, sous son objectif, refuse obstinément de l’être tout à fait.
Retour à Bruxelles en 1998 : sa ville natale, qu’elle redécouvre comme on redécouvre un pays. Elle y ouvre Le Comptoir d’Orient, un restaurant taillé à son image. Elle continue de peindre et de photographier (les artistes anderlechtois la représentent à Aumale en 2005, l’ambassade du Viêt-Nam parraine son exposition à l’Escale du Nord la même année), puis trouble tout le monde en 2006 avec Les Travaux de M.A.X.
Il lui restait l’écriture. Une femme légère paraît en 2009, suivi l’année d’après du Carnet de bord du Viêt-Nam 1994, Le 81ème visiteur : le témoignage, enfin posé sur le papier, d’une vie qui a toujours préféré la route à la ligne droite.